Ah parce-que monsieur écrit aussi ? ben oui un peu...

Atmosphère

Ô Extase à l'oeil fatigué ,
Mon corp ,grave, allongé ,
Sur un lit blanc , égaré ;
Verge légère, calme, reposée.

Avec elle , je baigne, dans un soir d'Eté.

Mes mains chaudes,
Les siennes moites,
Et le ciel émeraude,
Peu à peu ferme sa boîte.

Avec elle , je baigne, dans un soir d'Eté.

Le petit vent frais ,vient, curieux,
Souffler sur les draps amoureux.
Le soleil se noye, il s'est éloigné,
L'infinie de la mer l'a trop fasciné.

Avec elle , je baigne, dans un soir d'Eté.

Et je longe ses cuisses douces,
Sa peau , ses seins ,et mes idées qui moussent,
Vers de prochaines sauvageries,
Ma virilité de nouveau s'engloutie.



Voilà, allez-y dites-moi si vous aimez pas, si vous aimez,si vous vous en foutez aussi c'est marrant. Merci
# Posté le samedi 08 septembre 2007 15:57
Modifié le dimanche 09 septembre 2007 12:16

Mr.bungle

Aïe.............
# Posté le lundi 24 septembre 2007 14:03

Sortie HIDA

Sortie HIDA
Lila et Thomas deux bons compagnons, Thomas le dépressif surexcité et Lila l'Anti-contemporaine !

Je vous salue bande de fous !
# Posté le mercredi 10 octobre 2007 12:09
Modifié le mercredi 10 octobre 2007 18:00

L'interrogation ou le pyjama bleu enflammé .

L'interrogation ou le pyjama bleu enflammé .
Voici deux vieux textes.Dîtes-le si vous n'aimez-pas c'est toujours intéressant, merci.




Nous gagnerons le silence

La mort n'obéit qu'à la nature.
Elle passe et ne juge pas les gens.
Elle n'évalue pas votre intelligence ou votre beauté.
Elle égalise tout être vivant.
Il n'y a plus de famille,de proches et de soucis .
La mort est ce fantôme qui nous voit naître et qui nous affaiblie avec le temps.
Un soir inattendu , le monstre nous tend son piège est vient nous recueillir dans sa gueule.
La pensée a le goût d'un sirop d'orange amer,et l'imagination un goût d'absinthe .
L'esprit ce coquin part pour de longues vacances.
Pour la pensée , une vie ne suffit pas.
L'inconscience ? Il faudrait y penser...






Discours d'un assoifé perdu par la raison.

Le temps n'existe pas, l'individu ne le sait pas! Il n' y a que deux différences puis une durée entre les deux.C'est ce qui fait le changement ,le temps n'est que l'accumulation de tous ces changements.Quelle était la première différence ?Je ne pense pas qu'il y en ait une....

Le temps passe et demain je vais naître pour m'acheter une pierre tombale parce-que hier je serai mort. Sachez que je n'ai toujours pas écris ces mots...mais si! Ils sont déjà éditées et réeditées et existent depuis des siècles et des siècles et depuis cinq cent milliards d'années...non...je viens juste de les écrire..il est tout de même étrange ce terme de « juste » il correspond à mon instant d'écriture aujourd'hui le 9 janvier 2006 et non pas à ton instant de lecture Morbleu! Morbleu? C'est un vieu terme que Molière utilisait dans ses pièces .Pièces qui ont un peu moins de 500 ans et qui en auront 1000 dans 500 ans et qui en auront 1500 dans 1000 ans etc etc.....

J'erre dans les années comme un parchemin oublié ,neuf et poussièreux ...que les étoiles sont belles, leurs lumières sont voyageuses , dans notre esprit, et dans nos yeux rêveurs.
Ma durée de vie est tellement grande pour une minute , presque inexistante pour l'âge de l'univers.

Nous sommes donc sur une planète ,dans un système solaire ,dans un astre,dans un univers .
Grands, nous pouvons être vus au microscope.
Infimement étendus nous sommes d'immenses microbes.

Où se trouve notre univers ? Sur une planète comme la Terre peut-être ?
Sur un être vivant ? Dans un tas de poussière? Dans une pêche ? Dans un bouton plein de pu qui va bientôt rentrer en éruption grâce aux doigts géants des dieux microbiens , c'est-à-dire les hommes ?
Sur un atome comme un système solaire? ahahahahaahHAHha!!!!!
Plein de questions , très peu de réponses, beaucoup de Sciences !

De l'infiniment grand à l'infiniment petit.
De l'infiniment petit à l'infiniment grand.

L'Homme est extraordinaire est ne le sait pas..... où vais-je ? A l'école, bien sûr... ......
# Posté le dimanche 14 octobre 2007 12:00
Modifié le mardi 16 octobre 2007 09:48

Arthur...

Arthur...
Rimbaud. Un hommage à ce génie...

Voici quelques citatiions :

- " Et c'est encore la vie ! - Si la damnation est éternelle ! "

- " L'ivresse, c'est le dérèglement de tous les sens."

- " Ce n'est qu'au prix d'une ardente patience que nous pourrons conquérir la cité splendide qui donnera la lumière, la justice et la dignité à tous les hommes. Ainsi la poésie n'aura pas chanté en vain."

- " Et j'ai vu quelquefois ce que l'homme a cru voir ! "

- " Le poète est vraiment voleur de feu. Il est chargé de l'humanité, des animaux même ; il devra faire sentir, palper, écouter ses inventions."

- " La vie est la farce à mener par tous."

- " La vraie vie est absente. Nous ne sommes pas au monde."

- " La nature n'est qu'un spectacle de bonté."

- " Je est un autre."

- " Quand sera brisé l'infini servage de la femme, quand elle vivra pour elle et par elle, elle sera poète, elle aussi ! "

- " L'amour est à réinventer."

- " On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans."

- " Baudelaire est le premier voyant, roi des poètes, un vrai Dieu ."

- " Je me crois en Enfer donc , j'y suis."

Et pour finir :

-" Le Poète se fait voyant par un long, immense et raisonné dérèglement de tous les sens."




Le Bateau Ivre

Comme je descendais des Fleuves impassibles,
Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :
Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles
Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.

J'étais insoucieux de tous les équipages,
Porteur de blés flamands ou de cotons anglais.
Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages
Les Fleuves m'ont laissé descendre où je voulais.

Dans les clapotements furieux des marées
Moi l'autre hiver plus sourd que les cerveaux d'enfants,
Je courus ! Et les Péninsules démarrées
N'ont pas subi tohu-bohus plus triomphants.

La tempête a béni mes éveils maritimes.
Plus léger qu'un bouchon j'ai dansé sur les flots
Qu'on appelle rouleurs éternels de victimes,
Dix nuits, sans regretter l'oeil niais des falots !

Plus douce qu'aux enfants la chair des pommes sures,
L'eau verte pénétra ma coque de sapin
Et des taches de vins bleus et des vomissures
Me lava, dispersant gouvernail et grappin

Et dès lors, je me suis baigné dans le Poème
De la Mer, infusé d'astres, et lactescent,
Dévorant les azurs verts ; où, flottaison blême
Et ravie, un noyé pensif parfois descend ;

Où, teignant tout à coup les bleuités, délires
Et rythmes lents sous les rutilements du jour,
Plus fortes que l'alcool, plus vastes que nos lyres,
Fermentent les rousseurs amères de l'amour !

Je sais les cieux crevant en éclairs, et les trombes
Et les ressacs et les courants : Je sais le soir,
L'aube exaltée ainsi qu'un peuple de colombes,
Et j'ai vu quelque fois ce que l'homme a cru voir !

J'ai vu le soleil bas, taché d'horreurs mystiques,
Illuminant de longs figements violets,
Pareils à des acteurs de drames très-antiques
Les flots roulant au loin leurs frissons de volets !

J'ai rêvé la nuit verte aux neiges éblouies,
Baiser montant aux yeux des mers avec lenteurs,
La circulation des sèves inouïes,
Et l'éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs !

J'ai suivi, des mois pleins, pareille aux vacheries
Hystériques, la houle à l'assaut des récifs,
Sans songer que les pieds lumineux des Maries
Pussent forcer le mufle aux Océans poussifs !

J'ai heurté, savez-vous, d'incroyables Florides
Mêlant aux fleurs des yeux de panthères à peaux
D'hommes ! Des arcs-en-ciel tendus comme des brides
Sous l'horizon des mers, à de glauques troupeaux !

J'ai vu fermenter les marais énormes, nasses
Où pourrit dans les joncs tout un Léviathan !
Des écroulement d'eau au milieu des bonaces,
Et les lointains vers les gouffres cataractant !

Glaciers, soleils d'argent, flots nacreux, cieux de braises !
Échouages hideux au fond des golfes bruns
Où les serpents géants dévorés de punaises
Choient, des arbres tordus, avec de noirs parfums !

J'aurais voulu montrer aux enfants ces dorades
Du flot bleu, ces poissons d'or, ces poissons chantants.
- Des écumes de fleurs ont bercé mes dérades
Et d'ineffables vents m'ont ailé par instants.

Parfois, martyr lassé des pôles et des zones,
La mer dont le sanglot faisait mon roulis doux
Montait vers moi ses fleurs d'ombres aux ventouses jaunes
Et je restais, ainsi qu'une femme à genoux...

Presque île, balottant sur mes bords les querelles
Et les fientes d'oiseaux clabaudeurs aux yeux blonds
Et je voguais, lorsqu'à travers mes liens frêles
Des noyés descendaient dormir, à reculons !

Or moi, bateau perdu sous les cheveux des anses,
Jeté par l'ouragan dans l'éther sans oiseau,
Moi dont les Monitors et les voiliers des Hanses
N'auraient pas repêché la carcasse ivre d'eau ;

Libre, fumant, monté de brumes violettes,
Moi qui trouais le ciel rougeoyant comme un mur
Qui porte, confiture exquise aux bons poètes,
Des lichens de soleil et des morves d'azur,

Qui courais, taché de lunules électriques,
Planche folle, escorté des hippocampes noirs,
Quand les juillets faisaient crouler à coups de triques
Les cieux ultramarins aux ardents entonnoirs ;

Moi qui tremblais, sentant geindre à cinquante lieues
Le rut des Béhémots et les Maelstroms épais,
Fileur éternel des immobilités bleues,
Je regrette l'Europe aux anciens parapets !

J'ai vu des archipels sidéraux ! et des îles
Dont les cieux délirants sont ouverts au vogueur :
- Est-ce en ces nuits sans fond que tu dors et t'exiles,
Million d'oiseaux d'or, ô future Vigueur ? -

Mais, vrai, j'ai trop pleuré ! Les Aubes sont navrantes.
Toute lune est atroce et tout soleil amer :
L'âcre amour m'a gonflé de torpeurs enivrantes.
Ô que ma quille éclate ! Ô que j'aille à la mer !

Si je désire une eau d'Europe, c'est la flache
Noire et froide où vers le crépuscule embaumé
Un enfant accroupi plein de tristesses, lâche
Un bateau frêle comme un papillon de mai.

Je ne puis plus, baigné de vos langueurs, ô lames,
Enlever leur sillage aux porteurs de cotons,
Ni traverser l'orgueil des drapeaux et des flammes,
Ni nager sous les yeux horribles des pontons.


Pour le délire, parce qu'il en faut, il en faut, il en faut ! :

L'Idole (Sonnet du Trou du Cul)

Obscur et froncé comme un oeillet violet
Il respire, humblement tapi parmi la mousse
Humide encor d'amour qui suit la fuite douce
Des Fesses blanches jusqu'au coeur de son ourlet.

Des filaments pareils à des larmes de lait
Ont pleuré, sous le vent cruel qui les repousse,
À travers de petits caillots de marne rousse
Pour s'aller perdre où la pente les appelait.

Mon Rêve s'aboucha souvent à sa ventouse ;
Mon âme, du coït matériel jalouse,
En fit son larmier fauve et son nid de sanglots.

C'est l'olive pâmée, et la flûte caline,
C'est le tube où descend la céleste praline :
Chanaan féminin dans les moiteurs enclos !
# Posté le dimanche 28 octobre 2007 06:45
Modifié le lundi 29 octobre 2007 02:48